231006

Assis sur le trottoir à l’intersection de deux rues, près d’un restaurant de type fast food, il observe son environnement d’un air admiratif. Il contemple chaque geste de chaque personne, chaque objet interagissant avec cet univers dans lequel il s’éclipse volontairement. Se tournant vers la rue longeant le côté droit du restaurant, il aperçoit une foule de personnes s’activant comme des fourmis en pleine tempête. Parmi cette foule, il remarque un groupe de trois filles se tenant par le bras et marchant comme ralenties par le temps. Elles passent devant lui sans même faire attention à lui. Mais à environ 1 ou 2 mètres après l’avoir dépassé, la fille de droite se retourne et lui adresse un sourire. Elle n’était pas très grande, brune et mince, tout comme les deux autres d’ailleurs. Il la trouve très charmante, alors il lui retourne son sourire. Après cette scène, toujours avec le sourire, il tourne la tête vers la droite. Il voit un groupe d’Asiatiques traversant la rue, se dirigeant vers lui. Il les regarde avec ce sourire niais et admiratif. Les suivant du regard, il tourne la tête vers sa gauche et, soudain, il tombe nez à nez avec une jeune fille qui, les yeux grands ouverts, le fixe, l’air de se demander ce qu’il fait là, assis à observer les gens. Il lui fait un sourire, puis il entame la discussion.

Minutes après minutes, d’autres personnes viennent s’asseoir près d’eux et prennent part à la conversation. Quelques instants plus tard, quelqu’un lance cette folle idée : dérober la viande qui les narguait dans le restaurant d’en face. Ils rient tous à gorge déployée. Mais en suivant son regard, ils s’aperçoivent qu’elle ne plaisante qu’à moitié. Une seconde de réflexion passe, puis cette même jeune fille propose le plan suivant : « J’entre dans le restaurant, je prends la viande, et on court tous vers l’école en longeant la rue en face de nous. » Tout le monde acquiesce, puis elle met son plan à exécution. Elle entre dans le restaurant, fait mine de commander un menu, essaie de prendre la viande une première fois mais se brûle, puis prend quelques serviettes posées sur le comptoir, saisit la viande et court. Ils courent tous en direction de l’école pour dévorer leur nouvelle acquisition. L’ironie dans cette histoire, c’est que, parmi tous ces groupes qu’il observait, la plupart seraient dans le même IUT que lui et deviendraient ses amis.

Publications similaires

  • 250905

    La première fois qu’il l’a rencontrée, il était charmé par son visage, bien que, lors de cette soirée, elle n’était pas la plus belle. Mais il lui trouva un charme que seul lui pouvait voir. Au cours de cette soirée, ils avaient plus ou moins fait connaissance, mais sans plus….

  • 070707

    Bon d’accord, il voit que ça l’ennuie ou qu’il s’en fiche, mais bon, ce qu’il voulait dire, c’est que (même si ce qu’il va dire ne va sûrement rien changer), tout à l’heure à midi, il avait les mêmes sentiments (enfin, si c’est ce à quoi il pense). Il avait…

  • 150805

    Aujourd’hui, il a appris que quand on est noir, on n’a pas le droit de courir la nuit.Il sortait du ciné avec son pote, et ils parlaient de leurs projets d’avenir. Il avait le moral blindé, il était super motivé pour écrire et dessiner, prêt à prendre son avenir en…

  • 260906

    C’est un mardi comme tous les autres. Après quatre heures de cours le matin, le repas du midi suivi des amphis, il lui reste juste le cours d’anglais avant de pouvoir rentrer chez lui.Les trois premiers quarts d’heure, il aborda son premier contrôle sans se prendre la tête. Puis, la…

  • 280905

    Il sort de l’amphi, fatigué par les cours. C’est alors qu’elle l’attrape par le bras et lui dit :« The Noose. »Il la regarde et lui répond :« Oui, A Perfect Circle. »« C’est ma préférée », lui dit-elle.« Elle déchire celle-là, mais ma préférée, c’est « Pet ». Je trouve que…

  • 260805

    Il traverse la rue et entre dans l’immeuble en face de lui. Il prend les escaliers et arrive au deuxième étage. Il entre dans l’appartement sur sa droite. Il y a un boucan monstre. La musique est à fond et les gens s’éclatent comme jamais. Il traverse tant bien que…